L'arboriste-grimpeur élagueur

L'arboriste grimpeur élagueur et son équipement


Pour répondre aux besoins croissants des particuliers et des professionnels désireux d’entretenir leurs espaces verts, la profession d’arboriste grimpeur élagueur s’est considérablement développée au cours des dernières décennies. Ce métier spécialisé nécessite de multiples compétences et un savoir-faire pluridisciplinaire, permettant de manier un matériel professionnel.

Les origines du métier

L'arboriste grimpeur

Cette profession est née au Royaume-Uni avant de se développer en France dans les années 80. Elle répond à un double besoin : la nécessité d’employer des techniques d’élagage douces et plus respectueuses de l’écosystème, tout en intervenant au cœur de l’arbre de manière ciblée.

Le métier d’élagueur grimpeur nécessite un entraînement physique particulier : il faut pouvoir grimper dans des arbres dont certaines variétés culminent à plusieurs mètres de hauteur, manier des outils lourds et travailler dans des conditions parfois extrêmes (chaleur, intempéries…).

Ce métier n’est pas dénué de risques : le travail en hauteur expose à des chutes, tandis que l’utilisation d’outils tranchants peut entraîner des blessures profondes. C’est pourquoi les grimpeurs élagueurs sont des professionnels aguerris et expérimentés, qui ont reçu des enseignements spécifiques.

La formation et le salaire

De nos jours, il existe plusieurs formations dispensées en France dans une quarantaine de centres ou organismes spécialisés, qui délivrent un diplôme d’Etat : le Certificat de Spécialisation « tailles et soins aux arbres ».

La formation dure en moyenne un an et peut être effectuée après un CAP agricole, par exemple. Le salaire d’un arboriste grimpeur élagueur dépend pour beaucoup de la nature et du volume de ses contrats.

En moyenne, un débutant gagne environ 1500€ net/mois contre environ 2300€ net/mois pour un élagueur grimpeur expérimenté.

Un professionnel pas comme les autres

L’arboriste grimpeur élagueur doit mettre en pratique des connaissances variées concernant la biologie et la physiologie des arbres, leur permettant d’agir selon leurs caractéristiques propres.

En effet, les processus de taille et d’entretien diffèrent selon les espèces. Il doit également savoir reconnaître les différentes pathologies des arbres provoquées par des insectes, des champignons ou des virus qui peuvent altérer en profondeur sa structure tout en étant invisibles en surface.

Dans certains cas, il est amené à réaliser des opérations d’haubanage, qui consistent à installer un câble dans un arbre jugé fragile ou trop volumineux afin d’améliorer la sécurité liée à sa croissance ou à son expansion.

Des compétences variées

Enfin, en tant que professionnel de l’élagage, il maîtrise les techniques de taille et d’abattage des arbres, au même titre qu’un bûcheron. Mais à la différence de ce dernier, son travail est beaucoup plus précis et s’inscrit dans un concept de « taille raisonnée », avec pour objectif de respecter la croissance naturelle du houppier.

Dans le cadre d’un abattage, lorsqu’un arbre malade ne peut pas être sauvé ou devient un danger pour son environnement, l’élagueur grimpeur procède à un « démontage » qui permet d’ôter progressivement et sans risques les différentes parties de l’arbre.

Mais le champ de compétences de l’arboriste grimpeur ne s’arrête pas là ! L’entretien du matériel, la gestion des chantiers et le respect des règles de sécurité font partie des problématiques qui rythment son quotidien.

Dans quels cas faire appel à un élagueur ?

En réalité, la taille ou l’élagage sont des procédures mécaniques qui ne répondent pas à un besoin réel et physiologique de l’arbre.

En revanche, de nombreuses contraintes esthétiques ou juridiques poussent souvent les propriétaires à rechercher des solutions pour diminuer l’ampleur de leurs arbres. C’est le cas lorsque les branches dépassent chez un voisin et peuvent devenir une nuisance, à terme.

Son rôle et ses missions

Le métier d’élagueur consiste donc, comme son nom l’indique, à entretenir des catégories d’arbres dont la hauteur nécessite une intervention particulière.

Après une préparation rigoureuse, indispensable pour assurer sa sécurité, l’arboriste se hisse au niveau des branches les plus hautes à l’aide de cordes ou d’une nacelle élévatrice dans certains cas.

Il peut alors intervenir directement dans l’arbre, en se déplaçant de branches en branches, pour traiter d’éventuelles maladies ou attaques de parasites et réaliser l’élagage.

Le matériel de l’arboriste grimpeur élagueur

Le métier d'élagueur

Le matériel utilisé par les professionnels est varié. Il comprend, d’une part, les accessoires indispensables pour réaliser l’ascension des arbres en toute sécurité, et d’autre part, les outils d’élagage, de taille et d’entretien :

  • Mousquetons : ces anneaux métalliques servent de points d’attache. L’on peut y glisser une corde pour faciliter la grimpe. Les mousquetons se déclinent en plusieurs variétés : à vérrouillage automatique, à vis ou encore à maillons rapides.
  • Cordes : les cordes lisses et cordelettes permettent au grimpeur de se hisser au niveau des branches supérieures et de se déplacer à l’intérieur de l’arbre.
  • Baudrier/harnais : ces sangles qui enserrent la taille et les cuisses sont destinées à accroître la sécurité. Les ceintures et harnais antichute doivent comporter un pont central.
  • Poulies : les poulies servent à hisser ou descendre en toute sécurité des objets lourds ou les branches de grande envergure.
  • Vêtements et accessoires de protection : comprenant casque antibruit, lunettes, gants et vêtements anti-coupures.
  • Sacs à lancer : ces sacs permettent de lancer cordes et cordelettes au-dessus des branches situées en hauteur. Ils sont généralement en caoutchouc et remplis de micro billes d’acier.
  • Fausses fourches : cet accessoire composé de deux anneaux et d’une sangle sert à installer une corde de grimpe.
  • Câble d’haubanage : ils sont utilisés pour limiter le développement des arbres ou renforcer des branches fragiles risquant de rompre.
  • Coupe branches télescopique : muni d’un manche extensible, il permet de tailler des branches situées en hauteur.
  • Tronçonneuses : électriques ou à essence, elles permettent de réaliser d’importants travaux de coupe et de scier des branches larges ou robustes.